Pour une Europe solidaire, écologique et attentive aux réalités de la Guadeloupe !

23 Mai, 2019

Pour une Europe solidaire, écologique et attentive aux réalités de la Guadeloupe, nous votons pour la liste « Envie d’Europe »

Le 25 mai prochain, les électeurs guadeloupéens sont invités à élire leurs représentants au Parlement européen. Ce scrutin mobilise peu dans notre archipel alors que l’Union européenne est, plus que jamais, un acteur majeur et incontournable des politiques publiques mises en oeuvre en Guadeloupe. Et, cette année, l’abstention risque d’être encore plus massive en raison de la modification du mode de scrutin qui avait garanti en 2009 et en 2014 une représentation des Outre-mer décidée par les électeurs de chacun des trois bassins océaniques (Atlantique, Pacifique et Indien). Cette suppression des circonscriptions locales, à laquelle nous nous sommes opposés au Parlement, qui permettaient de rapprocher les députés européens du terrain a été un mauvais coup porté à nos territoires par La République en marche (LREM) qui vient – comble de l’ironie – réclamer aujourd’hui le soutien des électeurs des Outre-mer qu’ils ont ainsi achevé de désintéresser des enjeux européens.

Pourtant, il faut se préoccuper de l’Union européenne. Car l’Union européenne, elle, s’occupe de nos territoires, qu’on le veuille ou pas.

Ce qui se passe à Bruxelles ou à Strasbourg a en effet un impact considérable sur l’aménagement de notre territoire, sur nos politiques sociales, sur nos politiques éducatives, sur notre capacité d’investissement, sur nos secteurs productifs ou encore sur nos finances locales. Qu’il s’agisse des fonds européens (FEDER, FSE, FEAMP, FEADER) qui cofinancent largement nos projets, qu’il s’agisse de nos produits ou filières d’excellence que l’Europe finance et valorise ou qu’il s’agisse des dérogations auxquelles nous pouvons prétendre, en raison de nos spécificités afin de favoriser notre développement, nous ne devons pas renoncer à peser sur les orientations futures des institutions européennes.

C’est pourquoi, ce samedi, les électeurs guadeloupéens doivent aller voter et ne pas se tromper de choix.

Il est évidemment impensable de laisser le Rassemblement national (RN) obtenir ici des scores importants, alors que ce parti instrumentalise les Outre-mer pour tenter de faire oublier son fond xénophobe et sa haine de nos métissages. Déjà gagnants des élections de 2014, les députés européens issus de ses rangs se sont toujours opposés à tout. Ils se sont montrés incapables de travailler avec quiconque et n’ont en réalité rien produit comme, du reste, leurs députés à l’Assemblée nationale.
Il n’est pas non plus pensable d’apporter notre soutien à la liste de la majorité présidentielle et gouvernementale LREM. Celle-ci n’est même pas franchement défendue par ses soutiens locaux, manifestement gênés par l’impopularité de la politique du Gouvernement et la succession de mauvais coups portés à nos territoires à travers une politique fiscale injuste, des choix économiques ultralibéraux et une remise en cause de la décentralisation. De plus, même éventuellement majoritaires parmi les 79 députés européens français, les élus LREM seront ultraminoritaires parmi l’ensemble des 751 députés européens et ils seront de dociles représentants des desideratas des lobbies et des puissants.

Ce qui se joue dans cette élection, ce n’est pas le duel que ces deux partis – l’un d’extrême-droite, l’autre de droite – ont installé et qui les arrange bien. Non, ce qui se joue, c’est l’équilibre au sein du parlement européen entre la gauche et la droite, entre le Parti socialiste européen et le Parti populaire européen qui dirige l’Europe depuis 15 ans et qui accentue les inégalités par ses politiques d’austérité. Au lendemain de l’élection, ni les alliés de La République en marche, ni les alliés du Rassemblement national ne seront majoritaires au Parlement : tout se jouera entre les conservateurs libéraux et le bloc de gauche, séparés de quelques dizaines de sièges selon les dernières projections.
C’est pourquoi nous, élus socialistes, progressistes et républicains, nous invitons les électeurs guadeloupéens à voter pour la seule liste dont le score influencera de manière déterminante l’orientation politique des institutions européennes : la liste « Envie d’Europe » conduite par Raphaël GLUCKSMANN.

C’est la seule liste qui avance 119 propositions pour transformer l’Europe, pour retrouver le sens de la coopération et de la solidarité via, notamment :
– Un plan d’investissement de 500 milliards d’euros sur 5 ans pour répondre aux enjeux de la transition écologique avec les Outre-mer en fers de lance ;
– L’instauration d’un impôt européen sur les sociétés pour lutter contre l’optimisation fiscale ;
– La création d’une dotation universelle à destination des jeunes Européens ;
– Un « Erasmus pour tous » sous la forme d’une bourse allant jusqu’à 5 000 € proposé à chaque jeune entre 16 et 25 ans sur la base d’un projet éducatif, de formation, professionnel ou associatif ;
– L’interdiction du glyphosate, des perturbateurs endocriniens et autres pesticides type chlordécone ;
– Un budget de la zone euro doté de ressources propres permettant de financer une politique d’investissements et de développement durable et solidaire.

Si, comme nous, vous souhaitez pour la Guadeloupe, pour les Outre-mer et pour la France, une Europe sociale, écologique, démocratique, solidaire, attentive à nos territoires et respectueuse de nos réalités, c’est le meilleur choix.
Celui qui pèsera demain.

Premiers signataires :

  • Josette BOREL-LINCERTIN. présidente du Conseil départemental
  • Victorin LUREL. ancien ministre, sénateur et conseiller régional
  • Victoire JASMIN, sénatrice
  • Hélène VAINQUEUR-CHRISTOPHE, députée
  • Hilaire BRUDEY, conseiller régional, premier secrétaire de la Fédération guadeloupéenne du Parti socialiste
  • Jacques ANSELME. 1er vice-président du Conseil départemental
  • Claudine BAJAZET. maire de Sainte-Rose, vice-présidente du Conseil départemental
  • Christian BAPTISTE, maire de Sainte-Anne, conseiller régional
  • Élie CALIFER, maire de Saint-Claude, vice-président du Conseil départemental
  • Emmanuel DUVAL, maire de Terre de Bas
  • Christian JEAN-CHARLES, maire de Pointe-Noire
  • Jeanny MARC, maire de Deshaies, vice-présidente du Conseil départemental
  • Marie-Camille MOUNIEN, conseillère régionale, maire adjointe des Abymes
  • Biaise MORNAL, maire de Petit-Canal, vice-président du Conseil départemental
  • Marie-Yveline PONCHATEAU-THÉOBALD. maire de Baillif
  • Jocelyn SAPOTILLE, maire de Lamentin, président de la Communauté d’agglomération du nord Basse-Terre.

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ÉLECTIONS EUROPÉENNES
DIMANCHE 26 MAI 2019
SAMEDI 25 MAI OUTRE-MER